Le Carnaval

Les origines

D'origine chrétienne, le carnaval (du latin carne, viande) désigne la période qui s’étend de l’Épiphanie au mercredi des Cendres qui marque le début des 40 jours d’abstinence du carême. Son point culminant est le Mardi gras, dernier jour où les pratiquants pouvaient manger de la viande. Le Mardi gras est un jour de bombance ; un mot datant du 16ème et utilisé en Nouvelle-France pour signifier un repas festif et abondant. Et St-Barth ne faillit pas à la règle.

Un mois de festivités !

Dans toutes les Antilles, cette fête de colons fut bientôt adoptée par les esclaves qui profitaient de cette période de transgression pour tourner en dérision leurs maîtres en conviant masques et déguisements à leurs danses et à leurs chants. Même à St-Barth où la culture créole est pourtant historiquement moins présente, le carnaval antillais ne s’organise désormais qu’autour de ces traditions créoles. Et pour une île de si peu d’habitants, Saint-Barthélemy peut même se vanter d’organiser un superbe carnaval.

Tous les week-ends, à l’approche du jour J et comme le veut la tradition, “La Pointe en Mouvement” - le groupe fédérateur du carnaval à St Barth - entame les festivités par des déboulés aux déguisements symboliques et aux danses rythmées au son des tambours.

Le « Vidé » de Mardi-Gras

Mais ce n’est qu’un avant-goût, car le jour du véritable défilé de Carnaval, dit encore le « Vidé », la parade est plus vivante encore et l’ambiance bon enfant. De nombreuses formations et des centaines de personnes défilent déguisés dans les rues de Gustavia derrière les « chars ». Les groupes les mieux organisés comme “Cassiopée” ou “Rhum Gingembre” rivalisent de costumes et de chorégraphies. Les formations plus modestes ne sont pas en reste et donnent une vie incroyable à ce défilé toujours très enlevé et très coloré.

À la tombée du jour, les derniers groupes reviennent dans le coeur de Gustavia après avoir parcouru une longue boucle qui les a menés jusqu’au quartier de La Pointe. Au centre-ville, la fête continue, les groupes se dispersent, s’installent dans toute la ville ou continuent à tourner dans les rues, mais toujours en musique, toujours en mouvement et jusqu’à tard dans la nuit.

On brûle Vaval !

Le lendemain, pour le mercredi des Cendres, sur la plage de Grand Galet (Shell Beach) et comme le veut encore la tradition créole, on brûle Vaval, un pantin de chiffon représentant le Roi du Carnaval. Là encore, la fête bat son plein.

Le Carnaval de St Barthélemy est la fête à ne pas manquer, sans doute la plus populaire et la plus conviviale de l’année.

Les dates du Carnaval

Dès janvier, tous les week-ends, les déboulés.

le 20 février, défilé des enfants.

le 23 février, défilé en pyjama

le 24 février, « vidé »

le 25 février, « brûlé Vaval »

Fichiers attachés