La période Moderne

À l’image de son blason qui associe le Pélican caraïbe, fleurs de lys française, couronnes suédoise, croix de Malte et devise amérindienne, l’histoire de Saint-Barth est émaillée d’une longue série conquêtes et de reconquêtes successives qui ont forgé sa personnalité unique.

Désenclavement aérien

Le premier atterrissage de Remy de Haenen en 1945 sur la savane de St Jean va lentement métamorphoser le paysage économique de l'île et la vie de ses habitants. Avec ce nouveau mode de transport qui rend son accès plus facile, l'île s'organise et entrevoit un autre avenir. Faute de pouvoir développer une réelle économie industrielle ou agricole, Saint-Barthélemy ouvre lentement ses portes au tourisme.

C'est surtout après 1957, date à laquelle David Rockefeller achète une propriété à Colombier, que le tourisme prend son essor, attirant de plus en plus de personnalités, de riche américains, séduits par la quiétude de l'île, son art de vivre et sa confidentialité. Aujourd’hui, l'île vit quasi exclusivement du tourisme, et son économie s'organise autour d'hôtels, de villas de luxe et de restaurants.

Nouveau statut

Cette prospérité fait mûrir une nouvelle idée : quand en 1962 Remy de Haenen succède à Alexandre Magras à la Mairie de Saint-Barthélemy, il envisage déjà une sorte d'autonomie de l'île. Les maires qui suivront mûriront l'idée, mais c'est à partir des années 90, sous les mandats du Maire Bruno Magras, que se précisera le projet d'une Collectivité d'Outre-Mer.

Le 7 décembre 2003, Saint-Barthélemy tournera une nouvelle page marquante de son histoire : les habitants approuvent par référendum, avec une participation de 78,71 % et 95,51 % des suffrages exprimés, le projet institutionnel d'une Collectivité d'Outre-Mer. Elle le devient le 21 février 2007. La Mairie est rebaptisée Hôtel de la Collectivité et le maire Bruno Magras administre désormais l’île sous le nouveau titre de Président de la Collectivité.

Fichiers attachés